Voici un incident aérien qui aurait pu avoir des conséquences très graves... Le pilote s'en est sorti grâce à un entraînement rigoureux qui le prépare à ce genre de problème. Un autre homme sur le bateau arrive à éviter par deux fois le retour du câble. Il s'agit d'un incident très rare heureusement.
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mercredi 5 mai 2010
mercredi 24 mars 2010
UN RÉACTEUR DÉFECTUEUX
Pour faire suite un peu à mon dernier article qui parlait des risques aviaires, voici une vidéo qui montre à quel point, une simple lamelle défectueuse dans un réacteur peut entraîner un problème majeur dans son fonctionnement.
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UN GRILLAGE DEVANT LES RÉACTEURS ?
Vous avez peut-être déjà vu cette célèbre vidéo mettant en vedette un B757 aspirant dans l'un de ses réacteurs un grand oiseau; si je me souviens bien c'était un grand héron... Disons que les passagers de cet avion ont du avoir une bonne frousse.
Vous le savez, le risque aviaire (bird strike) est une problématique avec laquelle doivent conjuguer les pilotes. Le risque d'un accident fatal pour un appareil commercial est relativement bas : il devient une certitude statistique au bout d'un milliard d'heures de vol. 65% des collisions avec un oiseau causent peu ou pas de dégâts aux appareils.
En lisant à ce sujet dans Internet, j'ai vu beaucoup de questions de lecteurs se demandant pourquoi on ne mettait pas une sorte de grillage devant les réacteurs d'un avion. C'est une question intéressante et j'ai cherché à obtenir la réponse...
J'ai appris qu'un avion sur le point d'atterrir ou de décoller qui vole entre 300 et 600 mph sera inévitablement victime de dommages importants lorsqu'il aspira un tel objets dans ses réacteurs et que même si cet objet frappait une sorte de grillage, il en viendrait à bloquer l'air qui doit pénétrer de façon contrôlée dans le réacteur et causerait donc une dysfonction du moteur. De plus, si le grillage était défectueux et par exemple cédait en partie, les dommages serait encore plus importants et même destructeurs dans certains cas. De plus, le bon fonctionnement d'un réacteur nécessite une entrée d'air régularisée, c'est-à-dire pas trop rapide ni trop lente. En apposant un tel grillage devant le moteur, l'entrée d'air serait beaucoup trop ralentie ce qui affecterait directement la performance de l'avion.
Quoi qu'il en soit, en tenant compte qu'un choc aviaire est particulièrement rare et qu'un tel grillage pourrait réduire la performance des réacteurs et même mettre davantage la vie des passagers en jeux, ça ne vaut pas vraiment la peine...
Vous le savez, le risque aviaire (bird strike) est une problématique avec laquelle doivent conjuguer les pilotes. Le risque d'un accident fatal pour un appareil commercial est relativement bas : il devient une certitude statistique au bout d'un milliard d'heures de vol. 65% des collisions avec un oiseau causent peu ou pas de dégâts aux appareils.En lisant à ce sujet dans Internet, j'ai vu beaucoup de questions de lecteurs se demandant pourquoi on ne mettait pas une sorte de grillage devant les réacteurs d'un avion. C'est une question intéressante et j'ai cherché à obtenir la réponse...
J'ai appris qu'un avion sur le point d'atterrir ou de décoller qui vole entre 300 et 600 mph sera inévitablement victime de dommages importants lorsqu'il aspira un tel objets dans ses réacteurs et que même si cet objet frappait une sorte de grillage, il en viendrait à bloquer l'air qui doit pénétrer de façon contrôlée dans le réacteur et causerait donc une dysfonction du moteur. De plus, si le grillage était défectueux et par exemple cédait en partie, les dommages serait encore plus importants et même destructeurs dans certains cas. De plus, le bon fonctionnement d'un réacteur nécessite une entrée d'air régularisée, c'est-à-dire pas trop rapide ni trop lente. En apposant un tel grillage devant le moteur, l'entrée d'air serait beaucoup trop ralentie ce qui affecterait directement la performance de l'avion.
Quoi qu'il en soit, en tenant compte qu'un choc aviaire est particulièrement rare et qu'un tel grillage pourrait réduire la performance des réacteurs et même mettre davantage la vie des passagers en jeux, ça ne vaut pas vraiment la peine...
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dimanche 21 février 2010
MOINS D'ACCIDENT D'AVION EN 2009
Mais malheureusement, plus de mort... 685 personnes ont trouvé la mort dans un accident d'avion l'an dernier, contre 502 en 2008, annonce le 18 février l'Association internationale du transport aérien. Mais attention! Si le nombre de décès dans les crashs est plus important en 2009 qu'en 2008, l'IATA constate que le nombre d'accidents est en baisse, soit 1 pour 1,4 million de vols l'an dernier, contre 1 pour 1,2 million en 2008.Au total, 2,3 milliards de personnes ont pris l'avion «saines et sauves». Il faut aussi préciser que le nombre de décès recensés dans les accidents d'avion en 2009 augmente par rapport à l'année précédente en raison du type d'appareils concernés par les crashs. Plus gros, les avions qui se sont abîmés ont causé la perte de plus de passagers en 2009 qu'en 2008.
Toutefois, l'avion conserve sa réputation de moyen de transport le plus sûr au monde. 2,3 milliards de personnes ont «volé» en toute sécurité l'année dernière, sur 35 millions de vols. Autre preuve, le nombre d'accident dramatique est en baisse, passant de 23 en 2008 à 18 en 2009. Source: Cyberpresse
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lundi 28 décembre 2009
TRAIN D'ATTERRISSAGE BLOQUÉ
Un avion de JetBlue décolle de l'aéroport de Burbank en direction de New York. C'est alors qu'un voyant signale un dysfonctionnement du train d'atterrissage. L'avion, un A320 commence alors un ballet de 2 heures, au dessus de la mer, afin de brûler son carburant pour minimiser les risques d'incendie et se rendre plus léger. Pendant ce temps les 140 passagers pouvaient suivre en direct les péripéties de leur avion sur les news en continu et notamment entendre les avis d'experts prédisant les pires catastrophes... À 18h15, après 3h de vol, l'avion entame son atterrissage sur la piste de l'aéroport de Los Angeles et le pire sera finalement évité.
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samedi 14 novembre 2009
SOUDAINE DÉPRÉSSURISATION
Le ciel a beau être un endroit magnifique, serein même à des dizaines de milliers de pieds d'altitude, n'en reste pas moins qu'il peut-être mortel pour quiconque n'a pas d'oxygène pour respirer. Cette dernière composante, se faisant rare plus on augmente en terme d'altitude est une grande béquille pour l'aviation qui a du conjuguer avec elle au milieu du siècle dernier.Lorsque pour une quelconque raison il y a dépressurisation soudaine dans la cabine d'un avion de ligne, le pilote doit alors effectué la procédure dite de « descente d'urgence » : l'avion peut perdre jusqu'à 2 000 mètres de hauteur par minute. Objectif : rejoindre le plus vite possible l'altitude de 4 000 mètres, là où la quantité d'oxygène dans l'air est suffisante pour respirer normalement. Cette descente n'est pas une « chute » mais est parfaitement contrôlée par l'équipage qui s'y entraine régulièrement en simulateur.
Dans le cas d'une dépressurisation, les consignes à suivre par les pilotes sont d'abord de s'équiper de leurs masques à oxygène. Ceci pour éviter qu'ils soient eux-mêmes victimes d'hypoxie les rendant inaptes au pilotage. Puis la descente est conduite en respectant la vitesse maximale de Mach 0.82 (environ 900 km/h), pour un Boeing 737 par exemple. Aérofreins, éventuellement train d'atterrissage sont sortis pour ralentir la vitesse tout en augmentant le taux de chute. L'angle pris par la cabine de l'avion peut être impressionnant. Les masques à oxygène tombent du plafond. Ceux-ci sont prévus pour fonctionner quinze minutes, soit plus de deux fois le temps nécessaire pour rejoindre une altitude « respirable ». La température peut descendre dans la cabine car la climatisation n'est plus suffisante. Mais l'avion met généralement moins de cinq minutes pour descendre de son altitude de croisière à celle où oxygène et température sont acceptables pour les passagers. En revanche, le taux de descente peut provoquer des traumatismes à l'oreille et au tympan plus ou moins sensibles selon les individus. Bref, il vaudra mieux subir ces quelques traumatismes plutôt que la mort elle-même.
Ce week-end, une ami me parlait de sa peur des avions ainsi que de leurs capacités à voler en toute sécurité. Nous étions sur la route, en voiture et moi au volant. Elle me disait que la mort en avion, ce devait être une mort lente et horrible. Je répliqua en lui disant qu'elle avait autant de chance de mourir avec moi dans cette voiture que là-haut dans un avion avec des pilotes entraînés solidement pour presque tout genre de situations. Il n'y a pas à dire, les pilotes aujourd'hui sont réellement entraînés pour éviter ou se confronter à tout genre de situation. délicates Et, contrairement à un dérapage en auto, à bord d'un avion, le temps de réaction est beaucoup plus long n'est-ce pas?
Dans le cas d'une dépressurisation, les consignes à suivre par les pilotes sont d'abord de s'équiper de leurs masques à oxygène. Ceci pour éviter qu'ils soient eux-mêmes victimes d'hypoxie les rendant inaptes au pilotage. Puis la descente est conduite en respectant la vitesse maximale de Mach 0.82 (environ 900 km/h), pour un Boeing 737 par exemple. Aérofreins, éventuellement train d'atterrissage sont sortis pour ralentir la vitesse tout en augmentant le taux de chute. L'angle pris par la cabine de l'avion peut être impressionnant. Les masques à oxygène tombent du plafond. Ceux-ci sont prévus pour fonctionner quinze minutes, soit plus de deux fois le temps nécessaire pour rejoindre une altitude « respirable ». La température peut descendre dans la cabine car la climatisation n'est plus suffisante. Mais l'avion met généralement moins de cinq minutes pour descendre de son altitude de croisière à celle où oxygène et température sont acceptables pour les passagers. En revanche, le taux de descente peut provoquer des traumatismes à l'oreille et au tympan plus ou moins sensibles selon les individus. Bref, il vaudra mieux subir ces quelques traumatismes plutôt que la mort elle-même.Ce week-end, une ami me parlait de sa peur des avions ainsi que de leurs capacités à voler en toute sécurité. Nous étions sur la route, en voiture et moi au volant. Elle me disait que la mort en avion, ce devait être une mort lente et horrible. Je répliqua en lui disant qu'elle avait autant de chance de mourir avec moi dans cette voiture que là-haut dans un avion avec des pilotes entraînés solidement pour presque tout genre de situations. Il n'y a pas à dire, les pilotes aujourd'hui sont réellement entraînés pour éviter ou se confronter à tout genre de situation. délicates Et, contrairement à un dérapage en auto, à bord d'un avion, le temps de réaction est beaucoup plus long n'est-ce pas?
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mercredi 30 septembre 2009
DES CENTAINES D'OISEAUX ENGLOUTIS
J'ai eu toute une surprise en visitant le blog de Zepyaf ce matin. Un avion de Germania Airline a englouti dans son réacteur droit pas moins de 200 oiseaux lors du décollage à plus de 300 km/h. Le pilote qui a réalisé un atterrissage d'urgence avec les 80 passagers à bord. Allez voir les autres photos saisissantes en cliquant ici.
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mardi 30 juin 2009
QUE SE PASSE T-IL AVEC AIRBUS ?
À pratiquement un mois jour pour jour du crash de l’Airbus A330 d’Air France au milieu de l’océan Atlantique, c’est un autre avion Airbus, un A310-300 de la compagnie Yéménia Airways qui s'écrase. Qu'est-ce qui se passe avec Airbus? Est-ce réellement la faute à Airbus?
On peut en lire de toutes les couleurs dans Internet ces dernières heures. J'ai entendu dire que la série des A310 de Airbus ne se pilote pas aussi facilement que les autres de la même série à cause d'une gestion sans commandes électroniques de l'appareil. Personnellement, je ne pilote pas ces avions, mais l'incident de la compagnie Yéménia Airways s'est quand même produit en ciel clair contrairement à ce qui s'est passé un mois plus tôt avec le vol AF-447. Fait à noter, il y'a aussi 220 avions de ce type en service partout dans le monde dont la compagnie québécoise Air Transat qui en possède près d'une quinzaine. Qui plus est, depuis sa mise en service en 1982, c'est-à-dire il y'a près de 30 ans, le A310 a été impliqué dans seulement 8 accidents aériens. Et, en vérifiant dans l'historique des causes de ces accidents, il s'agissait majoritairement d'erreurs de navigation ou encore de mauvaises conditions climatiques.
Autre thèse de l'incident est que l'aéronef était tout simplement un avion "poubelle" en devenir. Je me souviens avoir vu un très bon reportage à ce sujet à RDI (Radio-Canada). Certaines compagnies aériennes vont négliger l'entretient de leur avion pour économiser sur les coûts d'opération et ainsi faire du profit. Encore une fois, je ne crois pas que c'est le cas pour cette entreprise du Yémen. Tout comme plusieurs autres compagnies aériennes dans le monde, cette compagnie a déjà connu quelques crashs, mais sans aucune victime. L’incident du 30 juin dernier était le premier incident de nature grave pour la compagnie. Et en feuilletant le profil de l'entreprise, on s'aperçoit rapidement qu'elle n'a rien à voir avec les véritables avions poubelles qui polluent le ciel de certaines compagnies africaines effectuant des vols intérieurs...
Voici une explication plausible d'après un responsable de la sécurité aérienne comorienne. Il pourrait plutôt s'agir d'une erreur de pilotage. "L'avion était à environ 50 mètres du sol en approche de la piste, et au lieu de prendre la piste, il a dévié et est sorti de l'axe de la piste en empruntant un chemin anormal vers la mer" explique-t-il.
Quoi qu’il en soit, contrairement au vol AF447 où les boites noires n’ont même pas encore été repérées jusqu’à aujourd’hui, cette fois-ci on devrait être plus en mesure de comprendre ce qui s’est véritablement passé, l’incident s’étant produit dans des circonstances différentes. À suivre…
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vendredi 26 juin 2009
ATTERRISSAGE D'URGENCE À CYBG
Comme vous avez sans doute entendu un peu partout en début de la semaine, un avion de type Beech King Air 100 de la compagnie Exactair s'est posé sur le ventre lors d'un atterrissage d'urgence dans la nuit de lundi à mardi à l'aéroport civil de Bagotville. Pour une raison encore inconnue, le train d'atterrissage ne s'est pas déployé correctement. Le pilote n'a pas eu le choix de se poser l'avion sur le ventre. L'avion a glissé sur le ventre sur une distance de 4000 pieds. Le travail exemplaire du pilote a minimisé les dommages à l'appareil.
Évidemment, l'atterrissage de cet appareil à Bagotville n'a pas été capté sur caméra, mais j'ai néanmoins trouvé dans Internet une vidéo très intéressante qui montre un véritable atterrissage forcé sans train d'atterrissage d'un autre appareil du même gabarit que celui qui s'est posé d'urgence en début de semaine au Saguenay. Bref, un atterrissage parfait malgré les circonstances.
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mercredi 17 juin 2009
UN VRAI ACCIDENT D'AVION FILMÉ EN HD !
Habituellement, je n'aime pas discuté de crash aérien. Je suis un passionné d'aviation qui aime voir voler les avions et non pas se crasher mortellement. Mais dans ce cas-ci, cet accident est juste "choquant" pour le propriétaire de l'hydravion en question. Un américain a filmé le 7 juin dernier un véritable accident d’avion qui s’est déroulé au Lake Hood dans la ville d'Anchorage en Alaska. Le vidéaste amateur était muni d’une caméra haute définition et filmait tranquillement le décollage et l’amerrissage d’hydravions du coin. Mais l’improbable survint : un avion à peine soulevé dans les airs se crasha littéralement quelques centaines de mètres plus loin. Deux adultes, deux enfants et deux chiens furent à bord et heureusement sortirent indemnes de l’accident.
Cette vidéo s’inscrira peut-être dans l’histoire même de la haute définition, puisqu’il s’agit très vraisemblablement du premier accident d’avion filmé en direct et en intégralité en HD.
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lundi 1 juin 2009
A330 D'AIR FRANCE : UN TÉMOIN OCCULAIRE ?
Ah? De nouvelles révélation surprenante? Un pilote d'un avion commercial a vu ce qui s'apparente à un feu près de la route empruntée par le vol AF447, a rapporté lundi l'agence de presse. Ce pilote en question aurait vu plusieurs points oranges dans l'océan, alors qu'il survolait dans la région où a disparu l'avion d'Air France.
Quoi qu'il en soit, la conclusion à tirer est que quelque chose de catastrophique est arrivé à bord, qui a provoqué une perte de contrôle de l'appareil. L'avion est descendu très vite et si vite que le pilote à bord n'a même pas pu envoyer un signal de détresse. L'avion volait normalement à une hauteur de 10.670 mètres mais au nord de l'Equateur, où il se trouvait, la violence d'un orage peut le propulser à une altitude de plus de 15.240 mètres et le confronter à de forts vents et à de la grêle, ce qui peut endommager la structure de l'appareil si les pilotes ne peuvent manoeuvrer pour sortir l'avion de la zone concernée.
Bref, si le pire se confirmait, il s'agirait de la plus importante catastrophe aérienne mondiale depuis 2001, lorsque un A300-600 d'American Airlines s'était écrasé, après son décollage de l'aéroport JFK de New York, sur un quartier résidentiel du Queens (265 morts, dont 260 à bord).
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A330 D'AIR FRANCE : QUE S'EST-IL PASSÉ ?
Mais bon, ce qui nous sauve un peu dans toute cette histoire c'est qu'au moins, notre Airbus A330 n'a jamais fait de victimes dans le passé.
Depuis mon arrivée au travail ce matin, je lis des dizaines et des dizaines d'articles sur cet incident. Le plus vraisemblable fait est que l'avion ait été foudroyé. Un des scénarios imaginables, conforté par les alertes transmises par l'Acars, serait un foudroiement du radar météo de l'Airbus. Situé dans la pointe avant, il sert à localiser les formations nuageuses dangereuses qui apparaissent en rouge sur l'écran. Mais bon, si le radar est détruit, l'avion est aveugle. Il fait nuit. Les pilotes sont éblouis par les éclairs, ils ne guident plus l'avion et ne peuvent donc plus éviter les cumulonimbus. Ces nuages, d'énormes cumulus à grande expansion verticale en forme d'enclume jusqu'à la tropopause, ne peuvent être survolés. Ils culminent en effet à 15.000 mètres, c'est-à-dire plus haut que l'altitude de vol des avions de ligne.
Je vis peut-être un peu trop dans les films, mais je serais tellement heureux que l'avion ait pu amerrir près d'une île déserte dans l'océan Atlantique... Mais bon, soyons réalistes puisqu'un amerrissage dans l'eau alors qu'il fait noir comme chez le diable et qu'on a aucun repaire pour anticipé la hauteur de l'eau, ça n'arrive probablement pas, surtout dans une mer théoriquement agité par l'orage.
Sincèrement, toutes mes pensées se tourne envers les familles concernées et je souhaite par-dessus tout qu'on les respecte dans cette probable tragédie aérienne.
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jeudi 28 mai 2009
LE RISQUE AVIAIRE
Le risque aviaire désigne en aéronautique le risque de collision entre des oiseaux et les aéronefs. Ces chocs, presque toujours fatals pour les oiseaux, peuvent toutefois provoquer des catastrophes aériennes. Le risque d'un accident fatal pour un appareil commercial est relativement bas : il devient une certitude statistique au bout d'un milliard d'heures de vol1. Les accidents sérieux se produisent lorsque l'oiseau percute le pare-brise ou est aspiré par les réacteurs. Ce type de collisions avec des avions civils génère chaque année dans le monde des coûts estimés, en 2000, à 1,2 milliard de dollars. Le premier crash d'un avion dû à une collision en vol avec un oiseau, date de 1912 : une mouette s'était encastrée dans les commandes de vol et avait bloqué les câbles. Il reste difficile d'évaluer à combien d'incident du genre surviennent à chaque année puisque ce ne sont pas tous les pilotes qui signalent ce genre de problème.
L'International Bird Strike Committee rapporte que 75 % des collisions entre un aéronef et un oiseau ont lieu à une altitude inférieure à 500 pieds contre. Les phases d'atterrissage et de décollage présentent en particulier un risque élevé. On rapporte que 90 % des cas de collisions enregistrés ont lieu aux abords d'un aéroport. Néanmoins, le record d'altitude pour une telle collision est de 37 000 pieds. Des vols d'oie à tête barrée ont ainsi été observés à des altitudes dépassant les 10 000 mètres d'altitude.
La force de l'impact dépend de la masse du volatile, de la différence de vitesse entre lui et l'avion et de la direction de l'impact. L'énergie cinétique mise en œuvre augmente par le carré de la différence de vitesse. L'énergie d'un oiseau de 5 kg volant avec une différence de vitesse de 275 km/h est équivalente à l'énergie développée lors de l'impact d'un poids d'une tonne tombant d'une hauteur de 3 mètres.
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dimanche 17 mai 2009
LE CUMULONIMBUS MEURTRIER...
CANBERRA - Prise au piège dans une tempête, une championne allemande de parapente s'est retrouvée pendant près de dix minutes à une altitude supérieure à celle de l'Everest, mais a survécu à cette mésaventure dans laquelle un Chinois a péri. Alors qu'elle volait au-dessus de la ville australienne de Tamworth, à 280 km au nord-ouest de Sydney, jeudi dans le cadre d'un entraînement en vue des championnats du monde de la semaine prochaine, Ewa Wisnerska, 35 ans, s'est retrouvée à une altitude de 30.000 pieds (9.144 mètres). "Vous ne pouvez pas vous imaginer la puissance. Vous avez l'impression de ne plus rien être du tout. Comme une feuille d'arbre qui s'envolerait", a-t-elle dit sur les ondes de la radio publique australienne. "La dernière chose dont je me rappelle est l'obscurité. J'entendais des éclairs partout autour de moi." Un membre de l'équipe chinoise, âgé de 40 ans, est mort dans cette tempête soudaine, qui a surpris les quelque 200 personnes qui se trouvaient alors en vol. En à peine 10 minutes, la championne allemande s'est retrouvée plus haut que le sommet de l'Everest, qui culmine à 8.850 mètres, altitude connue par les alpinistes comme la zone mortelle en raison du froid extrême qu'il y règne. Elle est ensuite restée inconsciente pendant près d'une heure. Il faisait moins 50 à l'altitude où elle se trouvait, dans une zone où les grêlons étaient gros comme une orange. "Tout son corps, son harnachement et son équipement ont été recouverts de glace", a raconté vendredi à Reuters l'organisateur de l'événement, Godfrey Wenness. "Il n'y a pas d'oxygène. Elle aurait pu subir des lésions cérébrales. Mais elle a repris connaissance à 6.900 mètres avec de la glace tout autour du corps, et a lentement rejoint le sol", a ajouté Wenness. Selon l'organisateur, Wisnerska a tenté de contourner le front orageux qui se formait devant elle, mais a été happée lorsque deux centres orageux se sont rejoints. Son vol a été enregistré par son GPS. La parapentiste a atterri à 60 km de son point de départ. Hospitalisée avec de sérieuses engelures et boursouflures au visage, elle est sortie de l'hôpital et se remet de son aventure
Un évènement qui aurait pu tourner au drame. Dans de telles situations, les chances de survies sont quasiment nulles. Encore aujourd'hui on se demande comment cette dame a fait pour survivre à cette telle furie que dégage l'intérieur d'un cumulonimbus. Probablement qu'un ange gardien veillait beaucoup sur cette parapentiste. Chose certaine, elle n'ira probablement plus sous les gros nuages...
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